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 Quand les sciences font passer le H après le J dans l'alphabet

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MessageSujet: Quand les sciences font passer le H après le J dans l'alphabet   Ven 1 Juin 2012 - 0:51

Je voulais avancer l'abécédaire. J'ai donc planché sur la lettre H, venant naturellement après la lettre J. Au moment de publier, j'ai cherché quelle était la lettre suivant le H. Or, on récitant pour alphabet pour trouver cette lettre, je n'arrivais pas à trouver l’enchaînement J H. J'en suis arrivée à regarder l'alphabet sur l'Internet. Effectivement, le J ne se trouve pas avant le H ... Vu que je l'ai écrit pour l'abécédaire, je le publie tout de même ici.

H comme...?

"Comment avais-je pu en arriver là ?" Une bile amère irritait ma gorge. Je laissai mes jambes se dérober et je me retrouvai à genoux, au sol. Je me glissai contre un mur et ramenai mes genoux contre ma poitrine, contemplant mon œuvre sinistre.

Tout avait commencé au début de l'année. Notre chef de projet avait convoqué l'ensemble de l'équipe de génie biologique. Une toute nouvelle cellule avait été créée, dans le but de synthétiser une molécule ayant une action qui ne pouvait être communiquée. On devait seulement mettre en place un process dans des conditions qui seraient communiquées à l'équipe chargée de ce projet. Cependant, seules deux personnes pouvaient être attachées à ce projet, afin de limier le nombre de personnes impliquées. Je me portai volontaire, attirée par ce projet étrange et le flou total flottant autours de cette cellule. Un collègue se joignit à moi. Nous fûmes alors chargés du projet AEX495oX.

Notre chef de projet nous conduisit ensuite dans son bureau, dans lequel attendait un homme étrange. Il était assis droit dans son siège, enfermé dans un long manteau cintré, triturant sa mallette de ses mains gantées de cuir brillant. Il nous exposa le métabolisme de la bactérie, les expériences faites en laboratoire. Il nous donna ensuite une liasse de contrats : confidentialité, décharge de responsabilité, etc. La routine habituelle, mais donnant au projet un aspect de plus en plus inquiétant. Nous les signâmes sans réfléchir. En effet, ça promettait d'être intéressant, et très bien rémunéré. En reprenant les documents, il nous informa que l’installation ainsi que l'étude devra se faire au sein des laboratoires de l'Armée, dans une base à une quarantaine de kilomètres. Nous avions droit à un petit studio sur place, proche des laboratoires. C'est là que je commençai à prendre peur. Plus le temps avançait, moins je contrôlais la situation.

Un mois plus tard, j'étais installée dans mon petit studio. Une vingtaine de mètres carrés, une permission tous les week-ends, ainsi que des horaires que je choisissais. L'important était que la production soit mise au point 2 mois plus tard, soit une période extrêmement limitée pour établir le mode de culture. C'est pourquoi je travaillais de manière continue et intense, ne m'accordant que quelques heures de sommeil grâce à la technique du sommeil fractionné.

La première étape fut franchie au bout du premier mois. Nous devions faire une conférence auprès des responsables afin d'exposer les avancées. Mon discours était prêt, ainsi que mes "slides". La veille, au milieu de l'après-midi, Alexis (mon collègue) découcha dans mon bureau, pâle. Il était pas prêt et me demandait mon aide. J'étouffais une parole blessant, évitant ainsi de lui rappeler qu'il n'avait pas été souvent dans son bureau ... même s'il avait prit les parties demandant un travail allégé. Nous passâmes tout l'après-midi à mettre au point son power-point, ainsi que son contenu.

La conférence arriva. Je me présentais un peu en avance, serrant des mains, discutant malgré ma tension devant l'épreuve. L'heure fatidique sonna ... et j'étais toujours seule. Seule, devant une dizaine de visages fermés et durs. Je consultais mon portable, pas de message. Je commençai alors, faisant l’introduction, présentant le plan de l'exposé. Plus l'aiguille de ma montre tournait, plus l'angoisse en faisait importante. Finalement, au moment où Alexis devait intervenir, on n’avait aucune nouvelle de lui. Ainsi je du assurer les parties qu'il devait aborder, ne les maitrisant hélas pas très bien. A la fin de la conférence, je flottais dans des vêtements trempés, ainsi l'impression d'être au cœur de l'été, sensation renforcée quand je voyais les vestes épaisses portées par l'audience. On me remercia, puis on me demanda de partir. Alexis me dit le lendemain qu'il avait eut mal à la tête.

Une maladie inexpliquée et soudaine lui tomba dessus chaque fois qu'il y avait un tant soit peu de pression. Pauvre homme fragile. Petit à petit, mon attitude à son égard changea de manière inconsciente. Je ne parvenais plus à le supporter, de vue, comme d’ouïe. Au réfectoire, j'en été venue à prier pour qu'il ne rejoigne pas ma table, je prenais des chemins détournés afin de ne pas le croiser. J'en étais venue à installer un pouf dans mon bureau, me permettant d'y dormir directement.

Sans que je m'en rende compte, je priais pour qu'il disparaisse. Mes brefs échanges avec lui étaient teintés de mépris, mépris qui ne s'exprimait que par le choix judicieux de certains mots, intonations. Le souci était qu'il ne s'en rendait pas compte. Il me prenait pour "son amie".

A la fin des deux mois, j'avais mis au point le process, se basant sur un fermenteur Feed-batch, afin d'assurer une production continue demandant un apport régulier en matière nutritive. La complexité étant que la bactérie avait besoin de conditions anaérobies, demandant ainsi une isolation parfaite, et apportant une forte complexité au niveau de l'introduction de substrat. A ce moment, j'avais perdu une dizaine de kilogramme, de grosses cernes pendaient sous mes yeux, mais le processus était prêt. Il ne manquait plus qu'à remettre la demande de fourniture, la partie d'Alexis. Je déposai le dossier dans le bureau du responsable de la branche biologique et je rentrai dans mon studio afin de prendre une bonne nuit de sommeil.

Le matin arrivé, des coups portés sur la porte mirent un terme à mon sommeil. On me convoquait à la direction, sur la tenue du moment. Je maudis intérieurement le statut militaire des laboratoires. C'est pourquoi j'étais debout en pyjama devant le général de la base.

On m'informa que mon rapport avait était lu, vérifié. Il contenait de nombreuses erreurs aberrantes, entrainant de graves conséquences en matière de sécurité et toxicité. On me fit asseoir, et on me jeta le dossier. Je l'ouvris, et vis de vastes étendues de fluo. Effectivement, ces erreurs étaient aberrantes, entrainant une surpression au sein du réacteur, menaçant la structure même de la cuve. Cependant, je restai stupéfaite : je n’avais pas fait ces erreurs. Il s'agissait bien de mon dossier, de ma structure, mais quelqu'un semblait avoir changé les données. Cette supposition se révéla vraie quand je regardais la dernière page : ma signature n'y paraissait pas.

Alexis arriva dans le bureau, en costume. Le commandant sortit de son silence bruyant pour la saluer et le remercier pour son dossier. Il sortit de son bureau un second dossier. Il était signé d'Alexis, seul. On me le remit dans les mains : il s'agissait de mon dossier, paraphrasé. Il n'avait même pas prit le soin de changer mes schémas de montages initiaux. Je bouillais.

On me renvoya, me supprimant ma prime d'aboutissement, et me convoquant en conseil de discipline. Autant dire que ma carrière était brisée. Enfin, j'eus pour ordre de quitter la base avant la tombée de la nuit.

Je fulminais en traversant la vaste cour pour mon diriger vers les laboratoires. J'étais tellement en colère que les moqueries déclenchées par ma tenue n'atteignaient même pas mon esprit. Arrivée chez moi, je pliais mes cartons et commençai à ranger mes affaires.

Mes mains s’arrêtèrent sur mon couteau en céramique. Son manche effilé était doux au touché. Je passais la lame sur un doigt, sans appuyer. Un fin sillon se traça. J'allais chercher sa boite dans mon placard quand Alexis déboula dans la pièce, hilare. Il m'informa qu'il avait été nommé chez du projet, afin d'assurer son suivi de production. Il insista sur son augmentation, son appartement de fonction, ses nouvelles responsabilités. Il me plaqua contre l'armoire. Il se sentait victorieux, tout puissant. Il approcha sa tête et me susurra qu'il accepterait de me prendre en temps que technicienne si je le souhaitais.

Son assurance en lui raviva le champignon qui était en moi. Son front toucha le mien. Je sentais son halène sur ma peau. Une de ses mains glissa lentement vers ma hanche. Le mycélium se développa, prenant le contrôle de mon corps. Un voile rouge tomba devant mes yeux et m'aveugla.

Je repris conscience quelques instants plus tard. Ma main était crispée douloureusement sur un objet rond et dur. J'ouvrai la main et découvris un manche, le manche de mon couteau. A son bout, il ne subsistait qu'une ligne blanche et nette. Un gargouillement attira mon attention. Dans le couloir, un homme était étendu, baignant dans une flaque de sang, alimentée par giclée de sa gorge. Une lame blanche était fichée dans l'une des deux plaies béantes. "Comment avais-je pu en arriver là ?"

Un champignon H, H comme la Haine


"Erreur 666" comme ...



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