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 [RP] Les Ailes du Papillon

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Lliloune
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MessageSujet: [RP] Les Ailes du Papillon   Ven 26 Déc 2008 - 19:00

Les Ailes du Papillon

Récit sur les origines de Lliloune





Dessin de Kuri, cadeau d'Adel, colorisation Llilou


Dernière édition par Lliloune le Dim 30 Oct 2011 - 10:54, édité 25 fois
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MessageSujet: Re: [RP] Les Ailes du Papillon   Lun 16 Fév 2009 - 1:13

Prologue : la fée qui avait trois ailes


Lliloune avait eu une enfance heureuse. Privilégiée, pourrait-on dire.

Elle vouait une véritable admiration à son père, un Eniripsa aux ailes d'un violet presque noir et à la chevelure de feu, doté tout à la fois d'une grande sagesse et d'un immense savoir. Gamine, la petite fée aimait à se plonger dans ses yeux gris clair quand il lui racontait les légendes de l'Ancien Temps, se laissant bercer par le timbre grave de sa voix qui faisait revivre un passé tantôt illustre et grandiose, tantôt obscur et menaçant.

De sa mère, Lliloune tenait ses grands yeux turquoises et la teinte rosée de ses délicates ailes, mais sa tignasse aux reflets cuivrés tranchait nettement avec les douces boucles argentées de sa génitrice. La jeune Eni éprouvait une grande tendresse pour celle-ci, laquelle était largement réciproque. Jamais Lliloune n'entendit sa mère prononcer un mot plus haut que l'autre. Douceur, attention, affection, lui suffisaient pour élever sa fille dans le respect des valeurs qui étaient depuis toujours celles de leur classe.



Don de soi, écoute, partage, entr'aide, tels étaient les credo de ses parents, et la jeune créature les appliquait avec ferveur. Elle apprit très rapidement toute la bénéfique puissance des mots, leur pouvoir de réconfort et de soutien, jonglant à l'envie avec cette ressource inépuisable pour ravir son entourage et soigner à sa manière les états d'âme ou coups de fatigue de ses proches. Elle s'émerveillait de voir à quel point un choix judicieux des paroles prononcées, parfois même simplement murmurées, pouvait s'avérer un efficace remède aux malheurs de ses amis. A chaque mal, son mot de soin...

Elle comprit également, à ses dépends cette fois, que cet art du langage avait aussi sa face obscure. Les mots doux étaient une chose merveilleuse, mais certains autres pouvaient se faire aussi tranchants que la plus fine des lames et si les blessures qu'ils infligeaient étaient bien réelles, les cicatrices qu'ils laissaient mettaient parfois fort longtemps à n'être plus qu'un souvenir. Ses parents lui inculquèrent donc le poids des mots, lui recommandant de toujours choisir avec soin ceux qu'elle déciderait d'utiliser. En effet, disaient-ils, c'était chose encore plus indispensable pour eux que pour n'importe quelle autre classe, car les effets de leurs paroles étaient décuplés, sans que personne ne sache bien expliquer d'où venait ce don étrange.

~ o ° o . o ° o ~

Tout cela ravissait Lliloune... et l'effrayait tout à la fois. Car le petit papillon était une créature bavarde... TRES bavarde.

Ses amis la chambraient gentiment à ce propos : Llilou, la seule fée qui parle à tort et à travers... Llilou, plus bavarde, tu exploses tes cordes vocales... Llilou, le seul papillon sur qui les mots de silence sont inefficaces...

Parfois, la petite fée se vexait et faisait mine de ne plus parler... mais cela ne durait jamais longtemps, ses colères et bouderies durant rarement plus que la vie des éphémères, et sa bonne humeur reprenait vite le dessus. Naïve, impulsive, volubile, la jeune Eni rejoignait son groupe. Elle n'aimait pas la solitude...

Tout le monde l'appelait Llilou, parce que ça allait plus vite. Quand elle avait demandé à sa mère pourquoi tous ces L dans son prénom, elle lui avait répondu... Pour mieux voler, ma fille... pour que tu sois un petit papillon virevoltant.

Et elle l'était. Virevoltante... et bruyante, à n'en pas douter. Une petite fée qui avait 3 ailes... et beaucoup de bagou.
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MessageSujet: Re: [RP] Les Ailes du Papillon   Lun 30 Mar 2009 - 11:00

Des idées noires

Les jeunes années du papillon s'écoulèrent donc sans souci majeur, malgré les étourderies et, parfois, ces habituelles bêtises que tous les enfants espiègles finissent par commettre un jour. Lliloune était une petite fée gaie et insouciante. Jusqu'au jour où le sol jusque là si stable de sa vie, commença à se dérober sous elle.


La journée avait été lourde, et alors que le crépuscule s'annonçait, une pesante moiteur enveloppait toute la campagne environnante. Lliloune rentrait comme chaque jour de la semaine de l'institut où les sages inculquaient aux plus jeunes un savoir indispensable sur les choses de la vie courante, l'Histoire ou encore les sciences qui, disaient-ils, leur seraient un jour utiles. Pour une raison qu'elle ne s'expliquait pas, elle avait senti monter en elle un étrange sentiment d'angoisse au fur et à mesure que le soleil poursuivait sa course dans le vaste arrondi éthéré.

Ne se voulant pas superstitieuse et au mépris du ciel menaçant qui la surplombait à présent, elle ne voulu pourtant pas déroger à son habituelle flânerie dans le bois qui longeait le chemin du retour. * Comme dirait maman, je suis pas en sucre, j'vais pas fondre! * Mais ce soir là, la forêt généralement foisonnante de vie restait étrangement immobile et silencieuse, ne parvenant pas à distraire la petite fée de sa sourde angoisse. Les fougères étaient comme figées, pas un souffle de vent ne venait jouer avec les feuillages, et les rares oiseaux qui passaient rasaient le sol et disparaissaient au plus vite, comme pour fuir un invisible danger.



Cela faisait maintenant plusieurs mois que le ventre de sa mère s'arrondissait, sous le regard ému et protecteur de son père. La jeune Eni en avait au fil du temps conçu une certaine jalousie, à voir toutes les attentions qu'on avait pour ce futur petit frère ou sœur même bien avant sa naissance. Oh bien sûr, elle savait qu'elle aimerait, inévitablement, ce petit bout le jour où elle l'aurait dans les bras... Et qu'elle fondrait devant ces doigts minuscules, ces petites joues rebondies et ces grands yeux rieurs... et sans doute même, qu'elle serait prête à le défendre bec et ongles pour qu'il ne lui arrive rien de fâcheux.

Mais elle avait parfois la sensation de ne plus exister pour ses parents, tant l'arrivée désormais imminente du bébé monopolisait leur attention. Elle se savait injuste dans ce jugement, mais ne pouvait s'empêcher de ressentir comme l'impression d'être devenue invisible, inutile... presque de trop. Elle avait surpris une conversation tardive entre son père et son oncle, qui l'avait extrêmement troublée. Ils n'avaient jamais été spécialement aisés, et pourtant la jeune Eni n'avait jamais non plus manqué de rien. Mais la perspective d'une nouvelle bouche à nourrir et d'un bébé à entretenir changeait quelque peu la donne, et les échos inquiets dans la voix des deux adultes lui avaient fait froid dans le dos.

Plus le temps passait, et plus elle se persuadait que ses parents seraient certainement mieux sans elle maintenant. Il y aurait plus de place et plus de moyens pour le bébé, et après tout, ils n'auraient plus besoin d'elle, ils auraient bientôt un nouvel enfant à aimer. Elle-même était presque grande maintenant, si elle partait elle trouverait bien un moyen de se débrouiller...

~ o ° o . o ° o ~
Bêtement, Llilou n'avait rien dit de tout ça à ses parents. Elle ne voulait pas les accabler, et sans doute au fond d'elle-même avait-elle honte de ces ressentiments. L’eût-elle fait, son histoire en eût été fort différente, car ses parents auraient probablement réussi à la convaincre de son erreur… Mais la jeune Eni fit au contraire de son mieux pour ne pas laisser paraître ce qui la perturbait au plus haut point. Oh bien sûr, elle était un peu moins enjouée, un peu moins bavarde, un peu plus renfermée… Mais elle prétextait la fatigue et se dérobait aux questions en feignant un sourire, ou bien inventait une sortie avec ses amis alors qu’elle passait de plus en plus de temps, seule avec ses démons et ses idées noires, au cœur de la forêt.

Ce soir là, abandonnant la partie face à une nature désertée, Lliloune finit par se résigner à regagner le domicile familial sans y avoir trouvé le réconfort qu'elle avait espéré.


Dernière édition par Lliloune le Lun 3 Mai 2010 - 20:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [RP] Les Ailes du Papillon   Lun 3 Mai 2010 - 20:14

Les mots de trop

Dès l’instant où elle poussa la porte de la maison, la petite fée sentit la tension qui y régnait. Une chose terriblement grave était en train de se dérouler, elle en eut immédiatement l’intime conviction. Tremblant à l’idée de ce qu’elle allait découvrir, elle s’avança lentement dans la vaste pièce plongée dans une pénombre inhabituelle. Dans l’âtre où généralement dansaient de joyeuses et réconfortantes flammes, ne subsistaient que de rares braises noyées de cendres ternes. Tendue comme jamais, Lliloune se dirigea, avec l’affreuse certitude d’une catastrophe imminente, vers la faible lueur tombant du haut de l’escalier qui, seule, perçait les ténèbres. L’une des vieilles marches en bois craqua sous son pas léger et hésitant. C’est alors qu’un cri aigu de douleur, d’une douleur si intense qu’elle ne pouvait plus être contenue, retentit, brisant avec violence le silence jusqu’alors pesant qui régnait dans la bâtisse.

La main crispée sur la rampe patinée par le temps et les yeux remplis de terreur, la jeune fée se figea. Elle avait reconnu, dans ce cri qui la prenait aux entrailles et la glaçait soudain, la voix de sa mère, déformée par la souffrance. A nouveau le silence, un silence lourd de menaces… Elle savait qu’il lui fallait monter ces quelques marches, qu’il lui fallait affronter ce qui l’attendait là haut, et qui pourtant la terrorisait déjà, et la clouait sur place. Au bout de longues minutes, le cri reprit, suivi rapidement de sanglots étouffés. Ce furent ces mêmes sanglots qui sortirent la jeune créature de sa torpeur, et c’est en bondissant qu’elle franchit les quelques mètres qui la séparaient de la porte entrouverte de la chambre de ses parents. La chambre était petite et meublée modestement, mais Lliloune n’y avait jusque là que de joyeux souvenirs, des câlins matinaux entre ses parents qui faisaient mine d’être fâchés par son intrusion, des moments de partage avec sa mère lorsqu’elle lui apprenait les rudiments de la couture ou qu’elle lui dévoilait quelques-uns de ses secrets les plus chers, moments heureux et pleins de rires… Mais le spectacle qui s’offrait à elle ce jour-là était bien loin de tout cela.

Sa mère gisait sur le lit, allongée sur un drap dont la blancheur initiale était souillée d’une large tache d’un rouge sombre et menaçant. Les traits de son visage, d’habitude si doux et harmonieux, trahissaient la douleur et la frayeur qui s’étaient emparées d’elle. Penché au-dessus, son père tenait la main crispée de son épouse. Lliloune n’en voyait pas plus, car il lui tournait le dos. Elle laissa échapper malgré elle un faible cri, d’une voix brisée qu’elle ne reconnut pas : Maman !... Le visage décomposé de son père lui fit alors face, et sa pâleur ne fit qu’ajouter à la panique de la petite fée. D’une voix blanche, il balbutia qu’il avait fait de son mieux, que de l’aide arriverait sous peu, qu’elle ne devait pas rester là, que tout irait bien… Mais ces derniers mots sonnaient faux, une vaine tentative de rassurer sa fille qui comprenait fort bien que l’arrivée du bébé s’était dramatiquement compliquée. Une boule oppressante se matérialisa dans sa gorge tandis qu’elle peinait soudain à respirer… Des larmes indécises perlèrent au bord de ses cils, brouillant la scène qui se mit à danser étrangement devant elle. Elle se remémorait les propos qu’elle avait échangés plusieurs semaines auparavant avec une de ses camarades de classe, et ce souvenir avait un goût terriblement amer…

~ o ° o . o ° o ~
Ce jour là, Lliloune était à nouveau en proie à des idées noires au sujet du bébé à naître, auxquelles se mêlait une jalousie féroce et qu’elle avait bien du mal à réprimer. Tous ses camarades de l’Institut savaient qu’elle serait bientôt la « grande sœur », mais elle n’avait livré ses états d’âme à personne, se renfermant dans ses peurs et ses blessures. Pourtant, à force de ressasser dans son coin, il avait fallu cette fois qu’elle trouve un moyen d’évacuer un peu la tension accumulée, et elle s’était confiée à une jeune fécate dont elle était assez proche… Tel un barrage dans lequel on ouvre une brèche, le flot de ses paroles s’était déversé, charriant au passage ses craintes et les pointes acerbes de sa jalousie, libérant aussi de nombreuses larmes… Hélas, dans le relâchement du moment, elle avait laissé échapper des paroles terribles, des paroles qu’elle allait regretter longtemps, des paroles qui la hanteraient des années durant… Qu’est-ce qui lui avait pris, elle qui connaissait si bien le poids des mots et le danger de les utiliser à tort et à travers, de souhaiter soudain à haute voix que ses parents n’aient pas cet enfant, qu’il ne vienne jamais au monde, qu’il n’ait jamais existé, afin de préserver sa petite bulle de bonheur égoïste ?

Oh bien sûr, sur l’instant, elle s’était rétractée, et avait fait promettre à son amie de ne jamais répéter ces mots, de les oublier immédiatement… Mais elle… elle savait. Et elle avait honte, tellement honte… Et dans les jours qui avaient suivi, il y avait eu cette peur terrible qui lui nouait le ventre et faisait de chaque retour chez elle une épreuve angoissante…

Et puis, le temps passant… elle avait fini par réussir à chasser dans un recoin de son esprit ces mots qui lui avaient échappé, et s’était convaincue qu’ils n’auraient pas d’impact…


~ o ° o . o ° o ~
Jusqu’à ce soir là. C’était sa faute, bien sûr. C’était sa faute si rien ne se passait plus comme prévu. Et tandis que les mots de son père glissaient sur elle comme l’eau sur les écailles des goujons, cette terrifiante certitude s’imposait à elle… Il ne lui restait qu’une chose à faire pour sauver sa mère, pour sauver le bébé… Elle devait aller trouver la Déesse Eniripsa au fond de la Forêt Interdite et implorer son pardon, et peut-être… peut-être offrir sa propre vie en échange.

C’était SA faute.
Et elle voulait tout faire pour réparer.
Tout ce qui serait nécessaire.

Laissant son père, incapable de la retenir tant il était affairé auprès de son épouse, cloué sur place, elle dévala l’escalier, manquant de glisser plusieurs fois, et sortit en trombe dans la nuit. Elle était déjà à l’orée de la forêt quand le premier éclair embrasa le ciel…

_________________
Un instant d'infini qui fait un bruit d'abeille...
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MessageSujet: Re: [RP] Les Ailes du Papillon   Jeu 17 Nov 2011 - 18:29

Nuit d'orage

Elle courrait droit devant elle.

A intervalles irréguliers, un éclair aveuglant déchirait la noirceur du ciel, figeant ce qui l’entourait en un tableau éphémère mais glacial. Les silhouettes des vénérables séquoias se muaient alors en effrayantes figures, et les longues lianes qui en tombaient semblaient autant de chaînes entravant le souvenir de pauvres suppliciés depuis disparus.

La terreur qu’elle en ressentait ne faisait que s’ajouter à celle, plus intime et infiniment plus douloureuse, de sa propre culpabilité dans le drame familial qu’elle fuyait éperdument. Sur ses joues, étrangement pâles malgré le rythme effréné de sa course, de minces sillons de larmes traçaient leur chemin. Elles naissaient sans relâche au coin de ses yeux, chaudes, fragiles, avant de glisser inexorablement dans l’obscurité, devenues aussi froides que le paysage alentour. Submergée de peurs et de remords, la petite fée sentait à peine la morsure des ronces sur ses frêles jambes tandis qu’elle s’enfonçait toujours plus profondément dans les méandres de la Forêt interdite.

De temps à autre, un animal fuyait précipitamment sa trajectoire, parfois à grands renforts de cris outrés, vite engloutis par le fracas du tonnerre. La pluie tombait dru sous un ciel déchaîné, mais les épais feuillages de la canopée retenaient, pour un peu de temps encore, les larmes des Dieux. Imperturbable, Lliloune courrait toujours, sans répit, jusqu’à l’épuisement. C’est ma faute, c’est ma faute, c’est ma faute… Tout est ma faute… Lancinant leitmotiv, blessure chaque seconde renouvelée, à côté de laquelle rien n’était signifiant, ni la fatigue, ni les douleurs que lui infligeait la flore hostile à son passage.




Ce n’est qu’en arrivant devant les eaux sombres et grondantes d’une large rivière qu’elle s’arrêta enfin. A quelques pas, le cours d’eau gonflé par la pluie diluvienne lançait avec fureur ses flots enragés contre les rochers qui se dressaient sur son chemin. Exténuée, la fée s’effondra aussitôt, pauvre petite chose recroquevillée sur elle-même, secouée de hoquets de pleurs.

Les larmes coulèrent encore longtemps, alors que l’eau du ciel s’était finalement frayé un chemin jusqu’au sol, détrempant ses vêtements et semblant pénétrer comme une morsure glacée à l’intérieur même de son corps, la laissant prostrée et grelottante.

Bien sûr, entre la colère du ciel et celle de la rivière, elle n’avait aucune chance d’entendre ces faibles craquements qui, insidieusement, se rapprochaient d’elle. Pas plus qu’elle ne pouvait apercevoir, roulée en boule comme elle l’était, l’avancée de cette ombre mystérieuse, menaçante, qui l’épiait depuis de longues minutes déjà…
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